Tribune : CES Las Vegas vs CES Asia

CES Las Vegas : le géant américain

L’analyse de Baptiste Rongier
Ce que je peux retenir en quelques mots, c’est que, malgré l’abondance des solutions et produits, malgré la démesure américaine, un trait lancinant traverse le CES chaque année : l’utilité concrète de ce qui est proposé. Bien sûr certains produits sont totalement inutiles, mais à chaque fois me semble s’être posée la question du lien entre la technologie et l’humain. Ou alors n’était-ce que ma vision personnelle : sans humanité(s), la technologie n’est et ne sert à rien.

Pour comprendre là où va l'industrie, et réellement comprendre le CES, il faut donc sortir des paillettes des écrans 8K géants, des robots dansants, et des discours : "... et donc grâce à l'intelligence artificielle notre produit..." servis à toutes les sauces sans aucun fondement, et profiter de l'occasion pour dénicher les sujets de demain.

L’analyse de Ronan Merouze
Avec 188 000 visiteurs sur 4 jours, 4500 entreprises sur quelques 270 000 m² de stands et 1200 startups à L'Eureka Park, on assiste à un défilé de sociétés complètement différentes, tant en termes de tailles qu’en termes de stratégies, allant de la multinationale à la startup naissante. La scission a lieu entre les entreprises de tailles intermédiaires, qui bénéficient d’annonces lors de la journée presse, et les grandes sociétés qui ont généralement leurs propres événements (keynotes, …).

Participant au CES depuis 5 années, j’ai remarqué les changements au cœur du salon, avec de plus en plus de produits et de services orientés B2B ou B2B2C, du drone autonome à l’application de gestion de parking en passant par les robots sous-marin et les perches à selfie si on s’aventure dans la partie asiatique du salon.

Un vrai avantage pour des experts comme nous œuvrant sur le marché français : un très grand nombre de startups (40%) et d’entreprises françaises sont présentes sur le salon, ce qui les rend plus facilement accessibles qu’en France pour évoquer ensemble des perspectives de collaboration.

Ecran

Shanghai : le petit nouveau très prometteur

L’analyse de Ronan Merouze
La Chine est devenue une alternative sérieuse à la Silicon Valley avec des ambitions fortes. Le pays s’appuie sur ses BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) l’équivalent des GAFA américains.
Ce rdv incontournable pour tous les acteurs technologiques du marché Asie Pacifique est très tourné vers l’interne, démontrant l’auto-suffisance de la zone.
Il y a beaucoup de petites structures car les stands sont limités à 100m2 et les géants du secteurs ont leurs propres événements, ce qui rend le salon plus accessible et plus simple pour se repérer. Les chinois ont leurs propres services internes, certains sont plus avancés que les nôtres (paiement par mobile notamment). Côté business, on n’échange pas de cartes de visites, mais un contact WeChat (équivalent d’un “super whatsapp”).

L’analyse de Baptiste Rongier
Le voyage au CES Asia est avant tout une découverte totale de la culture chinoise et des bonnes pratiques à adopter si l’on veut étendre son business sur cette zone géographique. En échangeant avec les différents interlocuteurs que nous avons pu rencontrer à l’occasion du CES Asia, voici quelques conseils si vous devez intervenir sur un projet avec des utilisateurs chinois :

  • Comprendre la culture de vos utilisateurs : Immergez-vous dans la culture chinoise afin d’en comprendre au mieux les codes et usages culturels, très différents des habitudes européennes.

  • Designer pour le mobile : Les smartphones occupent une place très importante dans le quotidien : un numéro de téléphone peut servir à faire des achats sur internet. Il faut penser mobile avant de penser web. Le numéro de téléphone mobile est aussi important qu’un numéro de sécurité sociale. Il vous donne accès à : vos comptes e-commerce, vos portefeuilles électroniques, vos accès aux réseaux sociaux (qui sont liés directement à votre numéro de téléphone).

  • Installer des QR codes : Ils sont indispensables et font partis des habitudes quotidiennes des utilisateurs.

Ecran

Las Vegas vs Shanghai : le choc des cultures

L’analyse de Baptiste Rongier
Le CES Asia représente environ un dixième du CES Las Vegas en surface et nombre d’exposants, ce qui fait que nous marchons moins lors de la visite. Quelques dizaines de français y ont un stand mais globalement le marché chinois est plus difficile d’accès, d’autant plus que les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube) que nous utilisons pour promouvoir l’événement sont interdits en Chine contrairement aux US. Cependant, il est facile d'aborder les décideurs dans les deux salons.

L’analyse de Ronan Merouze
A Shanghai, on trouve plus de petites structures en proportion par rapport à Las Vegas mais également plus de constructeurs hardware (cartes électronique, composants électroniques, écrans, …)

Les infrastructures autour du salon sont plus adaptées à Shanghai (métro au pied du salon, couverture 4G irréprochable avec déploiement d’antennes mobiles par les opérateurs) et avec plus de potentiel d’expansion qu’à Vegas.

Hardware

Pourquoi y aller ?

L’avis de Baptiste Rongier
Le rayonnement de ce salon à l’international permet des discussions avec les exposants du monde entier, ce qui ouvre notre esprit à la compréhension d’enjeux plus globaux et aux habitudes des autres pays.

Nous connectons nos clients sur place avec des innovateurs inspirants et pertinents, prêts à partager leur expérience et leurs meilleures pratiques. En complément de ce salon, nous mettons un point d’honneur à faire de la facilitation stratégique en fournissant une expérience complète avec des ateliers et des sessions de réflexion. Le tout, afin de fluidifier l’échange d’idées, de tirer ensemble des conclusions et d’encourager de nouvelles manières de penser.

L’avis de Ronan Merouze
Pourquoi y aller ? Pour la découverte des différences culturelles, commerciales et technologiques à Shanghai, pour rencontrer un grand nombre d’entreprises de toutes tailles et notamment des entreprises françaises rassemblées en un seul endroit à Las Vegas.

Et bien sûr, pour tester les objets (casques VR, drones, voitures autonomes, …) sur place qui nous paraissent inaccessibles en dehors de ce salon.

Le point d’attention est sur l’accompagnement : parcourir seul un salon de 270 000m² comme celui de Las Vegas c’est courir le risque de passer à côté de l’essentiel. Il faut donc privilégier les expéditions organisées comme nos tours thématiques qui permettent de découvrir les entreprises lors d’un parcours adapté à vos centres d’intérêt.


Blog

Technologies friendly, projets happy & méthodologies easy
(et puis babyfoot aussi !)